Je m'appelle Nicolas, j'ai 40 ans, et j'ai décidé de tout quitter pour changer de vie, devenir un consultant nomade !

Vers un mode de vie minimaliste

Publié par Nicolas le 12-06-2017 15:55 dans Le Blog.

La recherche d’un mode de vie plus minimaliste a été la première étape de mon changement de vie. Je souhaite plus de liberté… professionnelle, personnelle, mentale, géographique… Si le chemin vers la liberté professionnelle est long à se mettre en œuvre, j’avance sur les autres aspects.

 

Un nécessaire désencombrement

 

Ma réflexion sur la manière dont je souhaitais vivre m’a permis de prendre conscience que j’avais accumulé un nombre incalculable de possessions inutiles qui ne m’apportaient au final aucune satisfaction réelle. Au contraire, ces possessions ne m’ont apportées que de la dépendance.

Le besoin de mètres carrés, le besoin de remplir ces mètres carrés, le besoin de posséder ce grand écran TV, ce home cinéma, ces ampoules connectées, ces appareils électroménagers et ustensiles de cuisines (même je ne cuisine pas…), ces nombreuses bibliothèques pour contenir ma collection de près de 3 000 bandes dessinées, etc… et tous ces gadgets tous plus inutiles les uns que les autres achetés compulsivement et à peine utilisés…

On devient facilement « accro » à ce besoin de posséder, quitte à se laisser petit à petit enfermer dans des crédits à la consommation aux coûts exorbitants (un comble pour un directeur financier de se laisser prendre dans ce piège…). La conséquence immédiate de cette dépendance est l’obligation de gagner toujours plus d’argent, et donc de choisir une activité professionnelle avant tout en fonction du montant figurant en bas de la fiche de paie, sans tenir compte de l’épanouissement qu’il procurera… ou pas !

Mais qu’importe si le job n’est pas épanouissant si cela me permet de conserver cet appartement trop grand pour moi mais qui semble si étroit rempli de tous ces objets. Folie !!!

Le plus dur est d’engager la démarche.

 

Plus de deux tiers des Français (70%) déclarent envie de changer de vie et même 19% souhaitent « tout quitter » ! 

(Sondage OpinionWay pour ING Direct, novembre 2015

Au final, bien peu passent à l’acte.

La découverte des livres de Dominique Loreau, du blog de Leo Babauta, de quelques youtubeurs, etc… a été un déclic qui a fait naître en moi le désir d’engager une démarche de désencombrement puis de tendre vers un mode de vie minimaliste.

Mais entre le désir de désencombrer sa vie, de fantasmer une vie « différente » et le passage à l’acte, il y a un monde.

En ce qui me concerne, il aura fallu une fin de mois difficile pour enclencher le processus : j’ai alors mis en vente deux cartons de livre. Pour cette première vente, il m’aura fallu quelques heures pour parvenir à réussir à choisir quelles BD j’acceptais de vendre. (« Cette BD, je peux m’en débarrasser. Peut-être pas en fait, je pourrais avoir envie de la relire. Mais non, tu ne la reliras pas. Oui, mais on ne sait jamais et puis quand même c’est untel qui me l’avait offerte, c’est un tirage limité, etc… »)

Une véritable souffrance ! Mais une souffrance aussi intense que le sentiment de libération qui a suivi la vente !

La suite a été beaucoup plus simple. Chaque semaine, un nouveau carton mis en vente. De semaine en semaine, la séparation devient plus simple. Et le sentiment de légèreté augmente.

Si j’avais su la sérénité, le sentiment de légèreté que ce désencombrant m’apporterait…

En quelques mois, j’ai vendu tous mes livres, ma TV, quelques meubles. Découverte du plaisir de vivre avec moins !

 

Le grand saut vers un mode de vie « minimaliste » et « alternatif »

 

Tout s’est accéléré quand j’ai pris la décision de quitter mon emploi d’ici quelques mois.

Prise de conscience que le montant de mes dépenses « contraintes » (loyer, assurances, électricité, abonnements, remboursement de crédits et impôts) dépasseraient allègrement le montant d’éventuelles allocations chômages, avant même de compter les dépenses alimentaires…

Comment faire des économies d’ici là ?

Dépenser moins au quotidien. Diminuer les « loisirs ». Oui, pourquoi pas. Mais je serais bien loin du compte.

Donc d’abord, suppression de quelques abonnements, changement de forfait téléphone pour des offres low cost sans engagement, etc… Mais cela reste finalement très marginal !

Pour faire des économies substantielles, il n’y a pas de miracle, il faut s’attaquer aux principaux postes de dépenses : les deux principaux sont mon logement et les impôts ! Pas possible de réduire le poste « impôts ». Le seul poste important sur lequel j’ai vraiment « prise », qui représente un peu plus de 30% de mes revenus, c’est bien sûr le logement.

Soit. Il n’y a qu’à couper le poste «logement» alors !

Envoi de mon courrier de « congé » à ma propriétaire. Je lui indique même que la date peut être avancée. Résultat : j’ai trois semaines pour quitter mon appartement.

Sentiment d’urgence ! Obligation de trouver une solution !

Je regarde les petites annonces immobilières. Mais pour réaliser une économie significative, cela implique de déménager dans un appartement minuscule, peu agréable, en mauvais état et mal situé.

C’est alors que la solution du camping-car s’est imposée. Quitte à vivre dans un petit espace, autant qu’il soit mobile et choisir au gré de mes envies ou je le « poserai ».

Jusqu’alors, la vie « nomade » ne représentait pour moi qu’une sorte fantasme. Abstrait. Youtubesque.

Mais cela répondait désormais à mon urgence ! Et cela semblait une parfaite mise en application, immédiate et concrète, d’un mode de vie minimaliste dont je ressentais chaque jour d’avantage les bienfaits.

J’ai alors recherché et acheté en urgence un vieux camping-car de plus de quinze ans et me suis mis à vendre et à donner le reste de mes possessions. Enfin tout ce qui ne peut pas rentrer dans une « maison sur roue » de moins de 10 mètres carrés. C’est-à-dire presque tout !

Cela fait maintenant plus d’un mois que je vis dans mon camping-car, et que je suis « sans domicile stable », et que je n’ai presque plus aucune possession.

 

L’intérêt de se mettre en « urgence »

 

L’avantage de se mettre dans l’urgence, c’est d’être obligé d’agir, de ne pas trop cogiter. D’être libéré de cette petite voix qui trouve toujours d’excellentes raisons de ne rien changer.

Je me suis lancé. Brutalement. Dans l’urgence. Et j’ai donc dû régler tous les problèmes au jour le jour. Tous ces problèmes qui si j’y avais pensé avant m’aurait empêché de passer à l’acte.

  • Comment recevoir son courrier quand on a plus d’adresse ?
  • Comment fonctionne un camping-car ?
  • Ou garer son camping-car la nuit et pendant la journée quand on travaille en Ile-de-France ?
  • Comment et où faire les vidanges, notamment celle de la boite-a-caca !
  • Comment vivre sans être raccordé à l’électricité avec seulement un petit panneau solaire pour recharger une petite batterie de 80 ampères…
  • Affronter le regard et le jugement des autres : des collègues, des amis, de la famille ? Tous partagé entre incompréhension, curiosité et envie !

Au final, pour amorcer un changement de vie, il suffit de le décider, de quelques petits déclics, et d’avoir le courage de sauter dans le vide !

Même si je suis encore « prisonnier » de mon emploi et donc bloqué géographiquement, quel sentiment de liberté !

Je ne sais pas comment les choses vont évoluer. Je ne sais pas quand je pourrais quitter mon job. Ni ce que je ferais précisément ensuite. Ni où j’irais. Mais je suis impatient.

   Minimalisme

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Les citations de la semaine...

  • “On fait un travail qu’on déteste pour acheter des choses dont on n’a pas besoin pour impressionner des gens qu’on n’aime pas”
     —  Tyler Durden dans Fight club
  • “Il y a des choses qui dépendent de nous, il y en a d’autres qui n’en dépendent pas”.
     —  Epictète
  • “Ne met ton plaisir qu’en une seule chose : passer d’une action utile pour la communauté à une action utile pour la communauté”.
     —  Marc Aurèle
  • “Plus on se dépouille des choses matérielles, plus on supporte d’être dépouillé et plus on est homme de bien”.
     —  Marc Aurèle
  • Vivre c'est être utile aux autres. Vivre c'est être utile à soi.
     —  Sénèque

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Je m'appelle Nicolas, j'ai 40 ans, et j'ai décidé de tout quitter pour changer de vie, devenir libre et indépendant !
Lasssé d'un emploi correctement payé dans la fonction publique, la routine métro / boulot / dodo, la perte de ma passion initiale, etc... tous les éléments étaient réunis pour développer une remise en question existentielle à l'aube de la quarantaine...
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